Dans quelques jours paraîtra le
Rapport national sur la révision des lois de bioéthique

Présentation par Sabine Faivre - secrétaire Nationale vie, famille, santé du PCD
Ce rapport vise à montrer l'implication du PCD tout au long des états généraux de la bioéthique - implication par l'engagement de ses délégations, qui ont organisé, animé des débats partout sur le territoire - implication de la plateforme thématique, qui a travaillé par le biais de se experts à une relecture critique pluridisciplinaire du rapport officiel sur la bioéthique remis par le Président de la République en juillet 2009 - implication dans le sens d'un dialogue toujours ouvert et renouvelé, soit en direction d"autres partis politiques soucieux de ces problématiques, soit en direction d'associations engagées sur le terrain et soucieuses de faire entendre leur voix, soit enfin en direction de la société civile.
Le PCD n'a pas fait l'économie d'une reflexion poussée sur les enjeux du débat bioéthique, que ce soit sur le sujet de la recherche sur l"embryon, du diagnostic pré-implantatoire,du don d'organe ou de la gestation pour autrui, qu'illustrentles contributions d'experts et celles des délégations.
Mais le PCD est surtout en mesure, aujourd'hui, de formuler des propositions en vue des discussions parlementaires. Ces propositions sont issues d'une synthèse opérée de l'ensemble des travaux du PCD sur la bioéthique. C'est la raison pour laquelle elles ont été placées en tête du rapport.
Ces propositions sont avant tout destinées aux politiques, afin de les éclairer dans les décisions lors du vote des lois de bioéthique. Elles passent en revue tous les sujets qui seront posés au législateur lors des discussions, en veillant à se situer systématiquement au plus près des enjeux des pratiques.
Elles s'efforcent de donner des clés de lecture en vue d''applications réalistes et toujours orientées dans le sens du bien commun.
Ce rapport présente ainsi la voix à la fois multiple et unique du PCD, à travers ses délégations, ses élus, ses experts et ses militants - mais il montre aussi toute la richesse et l'envergure de la pensée politique du PCD.
A l'heure où les repères traditionnels s'effondrent, notre parti est en mesure d'apporter des réponses éclairantes pour la raison et décisives pour la préservation de l'avenir de l'homme.
Que chacun puisse en juger par lui même, en lisant ce texte, qui n'a d'autre objectif que celui de servir avant tout et par-dessus tout la dignité humaine.
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Professeur Olivier Jonquet
Porte-parole de l’association Convergence Soignants Soignés
www.convergence-soins.com
Chers Collègues,
Vous avez sans doute découvert dans les médias que la proposition de loi sur l’euthanasie avait été rejetée mardi dernier à l’Assemblée Nationale. Grâce à votre mobilisation, nous venons de dépasser la barre des 4000 soignants clairement opposés à l’euthanasie et en faveur d’une médecine à visage humain.
Dès le 17 novembre, j’ai pu adresser en votre nom, avant l’examen de la loi, un message aux députés (voir annexe).
Notre action a été complémentaire de celles conduites par d’autres mouvements (Société française d’accompagnement et de soins palliatifs et Alliance pour les Droits de la Vie notamment).
Nous devons cependant rester vigilants et je ne manquerai pas de vous solliciter lorsque ce sera nécessaire.
Je vous remercie pour votre engagement à nos côtés
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Annexe : Message adressé aux députés le 17 novembre 2009
Au nom des 3937 soignants dont 1774 médecins cosignataires de l’Appel «oui à une médecine à visage humain», je tiens à vous faire part de notre position par rapport à la proposition de loi qui sera débattue jeudi prochain 19 novembre à l’Assemblée nationale.
Notre mouvement est fortement engagé dans l’application et l’explication de la loi Leonetti telle qu’elle a été votée à l’unanimité par le parlement il y a moins de 5 ans. C’est une loi pédagogique qui nécessite encore un important travail d’information du public et de formation des soignants.
Les soignants membres de Convergence Soignants Soignés ont du mal à comprendre que 120 députés puissent se retrouver aujourd’hui derrière une proposition de loi qui vient bouleverser l’équilibre législatif actuel. La reprise de l’expression «mourir dans la dignité» dans le libellé de la loi est à elle-seule un élément surprenant, quand on sait tout le travail que nous faisons pour que toute personne quels que soient son âge et son état de santé soit considérée comme pleinement digne : digne d’être soignée et entourée même s’il n’y a plus d’espoir de guérison.
Les Français sont-ils favorables à l’euthanasie c'est-à-dire à donner intentionnellement la mort? Notre expérience montre plutôt qu’ils sont hostiles à l’acharnement thérapeutique et nous le sommes également.
Instaurer l’euthanasie, c’est effacer tout le travail fait au sein des services de soins palliatifs mais aussi des différents services de médecine, de cancérologie, de chirurgie, de réanimation pour accompagner la vie jusqu’à la fin dans le respect des personnes.
C’est pourquoi déplorant déjà le trouble occasionné par l’idée même d’euthanasie qui sape la confiance entre soignants et soignés, nous demandons que toute l’énergie du législateur aille en direction de la formation des soignants et du développement des soins palliatifs selon les recommandations de la mission d’évaluation de la loi fin de vie publiée en décembre 2008.
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Les recommandations du Conseil d’Etat
sur la révision de la loi de bioéthique
Actualités : Révision des lois de bioéthique
Jeudi, 14 Mai 2009 14:15
Le Conseil d'Etat a rendu public début mai son rapport sur la révision de la loi de bioéthique. Ce document, consultable en ligne, aborde sept thèmes : la recherche sur l'embryon humain, les diagnostics prénatal (DPN) et préimplantatoire (DPI), l'AMP, examen des caractéristiques génétiques, don et prélèvement d'organes et de tissus, l'accompagnement de la fin de la vie et l'éthique dans les relations avec les pays en développement dans les domaines de la recherche et du soin.
Ce rapport préconise :
- le maintien des dispositions juridiques actuelles, comme celles relatives au conditions d'accès à l'Assistance Médicale à la Procréation, à l'interdiction de l'euthanasie, mais aussi à la gestation pour autrui, dont il recommande de maintenir l'interdiction.
- des évolutions dans certains domaines en proposant, par exemple, d'autoriser les recherches sur l'embryon humain, en les encadrant, de renforcer l'accompagnement et l'information dans le cadre des DPI, de développer des banques solidaires de sang de cordon, de renforcer la réglementation des dons d'organes ou encore d'organiser une levée partielle de l'anonymat du don de gamètes.
Enfin,
le Conseil d'Etat recommande de ne pas renouveler l'obligation de réexamen de la loi tous les cinq ans.
